Histoire

La vigne est cultivée en Alsace depuis l’ère des Romains. Plus tard, les Mérovingiens et les Carolingiens travaillent ce vignoble qui leur  procure un vin « tonique et qui rend gai ».

Au Xe Siècle, la viticulture s’implante en Alsace dans près de 160 localités. Au XVIe, le vignoble atteint son apogée. Il jouit d’une grande renommée et ces vins sont livrés dans tout le Saint Empire mais aussi aux Royaume-Uni et dans les pays d’Europe du nord.

La Guerre de Trente ans (1618-1648) vient interrompre cette croissance glorieuse. Les décennies suivantes sont difficiles, difficultés liées à l’instabilité politique et à l’arrivée de maladies ravageuses. Parmi elles, le Phylloxera à la fin du XIXe siècle.

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Le vignoble renaît à la fin de la première guerre mondiale (1914-1918). Les vignerons développent une politique qualitative qu’ils amplifient à la sortie de la seconde guerre mondiale (1939-1945) en mettant en place des délimitations du vignoble et des règles de production plus strictes. En 1962, le vignoble est classé Appellation d’Origine Contrôlée.

En 1975, l’AOC Alsace Grand Cru est reconnu. Progressivement, les meilleurs côteaux de la région sont classés Grand Cru.

En 1976, le Crémant d’Alsace devient Appellation d’Origine Contrôlée. Ces bulles d’Alsace, élaborées selon la « méthode traditionnelle », vont se développer continuellement jusqu’à nos jours.

Aujourd’hui, le vignoble alsacien s’étend sur 119 communes, environ 100km de longueur et se compose de 15535 hectares. Les AOC vins d’Alsace représentent 74% de la production, les Crémants d’Alsace 22% et les Grands Crus d’Alsace 4%.

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